THE AVENER - HEAVEN TOUR

Date unique en salle en Normandie !

Vendredi 02 Oct. 2020 à 20h

Public : 45 € assis libre / 39 € fosse debout

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Tristan Casara, dit The Avener, n’est pas qu’un simple D.J/producteur/bidouilleur de plus. Certes, il connaît comme personne le fonctionnement des machines électroniques, des cartes sons et des logiciels de MAO (musique assistée par ordinateur) mais il est avant tout un musicien. Un musicien qui, dès l’âge de cinq ans, étudia le piano classique au conservatoire de Nice.
Il y a quatre ans, un premier album « The Wanderings of the Avener » dont le single « Fade out lines » rework d’une chanson de Phoebe Killdeer devint un tube planétaire (1,5 millions d’exemplaires écoulés), fit de lui une des nouvelles stars du monde de l’électro. Les certifications et récompenses affluent : triple disque de platine en France, platine et or dans plus de 10 autres pays, victoires de la musique en 2015... S’en suit une tournée dans les clubs et festivals les plus prestigieux de la planète.
Aujourd’hui, il termine son deuxième album qui sortira à l’automne et qui est précédé ce mois-ci par un premier extrait, « Beautiful », featuring bipolar Sunshine. « C’est un peu à contre-courant de ce qui se fait dans l’électronique et le hip-hop, dit-il, car je suis revenu aux fondements de la musique en jouant avec harmonies, mélodies et groove posés sur des mots subtils et sensés. La musique urbaine actuelle ne me parle pas trop, trop d’insultes et de grossièretés, la musique passe parfois au second plan. »
Tristan a enregistré son nouvel album avec entre autre Rick Nowels qui a travaillé avec Lana Del Ray, Beyoncé et Madonna. Que du beau monde. Entretemps, il a collaboré avec Lana Del Rey mais aussi Bob Dylan qui, après avoir entendu son premier album, lui fit savoir qu’il ne serait pas opposé à ce qu’il retravaille un des classiques de ses débuts, en l’occurrence « Masters of War ». « J’ai grossi et modernisé la production car c’était un titre guitare/voix, explique Tristan. J’ai envoyé une première démo et il m’a dit que cela lui plaisait. J’ai terminé le titre, il a aimé et m’a envoyé un email de validation. » Dylan fixa même un rendez-vous à Tristan à Los Angeles mais ce soir-là il donnait un concert à l’autre bout de la planète. Ce n’est que partie remise.
Si les bases de l’album furent enregistrées entre Los Angeles, Londres, la Suisse et la Thailande, c’est chez lui à Nice qu’il le peaufine. Le succès mondial du premier album lui a permis d’exaucer ses rêves de gamin. Il s’est fait construire une belle maison sur les hauteurs de Nice ainsi qu’un home studio de soixante-dix mètres carrés. « Je me suis offert tous les synthés dont je rêvais depuis toujours, des enceintes de très grande qualité, du matériel très haut de gamme. Avec tout cela, on peut encore aller plus loin dans la puissance, la couleur, l’énergie, la chaleur. Actuellement, je passe mes journées dans mon studio afin de pouvoir livrer l’album terminé à mon label en juin pour une commercialisation en octobre. J’ai aussi décidé d’arrêter de me demander ce qui va plaire, ce qui va déplaire et faire uniquement ce que je sens. Le matériel a tellement évolué que j’ai eu peur de me retrouver dans une impasse artistique car les robots font tout et cela laisse peu de place à l’improvisation. C’est
le problème de l’intelligence artificielle, elle aide à faire des choses parfaites mais on perd de l’humanité. Il n’y a presque plus de challenge car on sait qu’il y a une machine et un logiciel qui vont faire les choses à notre place. » Alors, régulièrement, Tristan débranche le pilotage automatique et vole à vue. Et ce sont ces prises là qui vont à l’essentiel.
Côté pratique